Le président Donald Trump a adressé un avertissement sévère à la France, menaçant d’imposer des droits de douane de 100 % sur les vins français à moins que la France n’abroge sa taxe numérique sur les entreprises américaines de haute technologie.
Trump a exigé que le président français Emmanuel Macron élimine la taxe technologique de 3 %.
Dans une interview accordée au New York Post, publiée lundi, le président a déclaré : “Je lui ai demandé de ne pas faire payer les sociétés américaines, et s’il le fait, je n’aurai pas d’autre choix que de facturer un droit de douane de 100 % sur toutes les bouteilles de champagne et tous les vins en provenance de France”. Il a en outre suggéré que Macron pourrait simplement supprimer la taxe de vente pour alléger cette pression.
Ce n’est pas la première fois que Trump menace la France de droits de douane sur son industrie viticole. Plus tôt cette année, Trump avait averti qu’il imposerait des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français après que Macron aurait refusé de rejoindre son initiative de « conseil de la paix » à Gaza.
La France relance le débat sur la taxe des GAFAM
La taxe sur les services numériques imposée par la France est une taxe sur les GAFAM de 3 % sur le chiffre d’affaires local, générée par les principales entreprises technologiques américaines, dont Alphabet Inc.(NASDAQ: GOOGL) (NASDAQ: GOOG), Amazon.com Inc.(NASDAQ: AMZN), Meta Platforms Inc.(NASDAQ: META) et Apple Inc.(NASDAQ: AAPL), ce qui a permis de récolter environ 700 millions de dollars l’an passé.
En octobre, les législateurs ont voté en faveur du doublement de la taxe à 6 % et l’ont orientée plus étroitement vers les plus grandes entreprises mondiales. Cependant, la proposition a ensuite été annulée en raison de la crainte qu’elle ne provoque des représailles de la part des États-Unis.
Au début du mois, un rapport indiquait que l’UE préparait des exigences plus strictes en matière d’informatique en nuage pour les principaux contrats du secteur public en vertu de sa future loi sur le développement du cloud et de l’intelligence artificielle, une mesure qui pourrait affecter les géants américains de la technologie.
La proposition vise à renforcer la souveraineté numérique de l’Europe, à réduire la dépendance aux fournisseurs américains et à répondre aux inquiétudes suscitées par le fait que des lois américaines telles que le Cloud Act pourraient permettre aux autorités américaines d’accéder aux données stockées à l’étranger.
Le programme du G7
L’avertissement de Trump précède le sommet du G7 qui se tiendra lundi à Évian-les-Bains, station balnéaire française, où les sept principales démocraties du monde se réuniront pour élaborer des politiques sur le commerce international, la sécurité et les questions économiques.
La France a pris la présidence du G7 en 2026, succédant au Canada.
Selon Reuters et d’autres rapports, le programme du G7 cette année tournerait autour des sujets suivants :
Ukraine : Les dirigeants du G7 réaffirmeront leur soutien à l’Ukraine, tandis que le président Volodymyr Zelenskyy poussera à des pourparlers directs avec le président russe Vladimir Poutine et à un rôle européen plus important. Les dirigeants européens visent également à montrer à Trump que l’Europe supporte une grande partie du fardeau de la guerre en Ukraine.
Accord iranien : Le sommet se tient après que les États-Unis et l’Iran ont annoncé un accord-cadre visant à mettre fin à leur conflit. Les dirigeants se concentreront sur les détails de l’accord, en particulier la réouverture du détroit d’Hormuz, d’une importance stratégique pour la navigation mondiale. Les discussions porteront également sur les programmes nucléaire et de missiles balistiques de l’Iran, avec la participation de dirigeants égyptiens, qataris et émiratis.
IA et déséquilibres économiques mondiaux : La France prévoit de mettre en lumière ses inquiétudes concernant la surproduction de la Chine, la surconsommation des États-Unis et le sous-investissement de l’Europe. Le sommet comprendra également des discussions avec des leaders de l’IA, dont le PDG d’OpenAI, Sam Altman, et le PDG d’Anthropic, Dario Amodei, sur les opportunités et les risques liés à l’IA.
Dette des pays en développement : Les dirigeants du G7 devraient réitérer leur engagement à lutter contre le fardeau de la dette croissante des économies émergentes et en développement, bien que les mesures politiques spécifiques restent floues.
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