Bien qu’il soit sceptique quant à la capacité de Reza Pahlavi, prince héritier exilé d’Iran, à diriger, le président Donald Trump a toutefois manifesté son ouverture au dialogue dans l’hypothèse où les Iraniens choisiraient de le faire.
Trump a déclaré à Reuters ce mercredi que Pahlavi « semble très sympathique », mais il a ajouté qu’il ne savait pas comment il serait reçu en Iran, notant que la situation n’a pas encore atteint ce stade.
Il a également remis en question la possibilité que les Iraniens acceptent la direction de Pahlavi, tout en disant que si c’était le cas, cela « irait très bien » pour lui.
Le sénateur Lindsey Graham (R-SC) a également rencontré Pahlavi et a exprimé sa solidarité avec le peuple iranien.
Par ailleurs, Pahlavi a déclaré sur X qu’un Iran libre démantèlerait son programme militaire nucléaire et cesserait immédiatement de soutenir les groupes terroristes. La nation coopérerait également avec ses partenaires régionaux et internationaux pour lutter contre le terrorisme, le crime organisé, le trafic de drogue et l’islamisme extrémiste.
Les troubles en Iran secouent les marchés, le pétrole bondit
Les manifestations déclenchées par l’inflation et un rial iranien effondré se sont transformées dans le plus grand soulèvement anti-gouvernemental en Iran depuis 1979, ce qui a déstabilisé les marchés mondiaux.
Les troubles ont également eu un impact notable sur le marché pétrolier, le brut West Texas Intermediate enregistrant sa sixième hausse consécutive et atteignant 62 dollars le baril mercredi, les traders prenant en compte le risque accru de perturbations potentielles de l’approvisionnement pétrolier et la possibilité d’une action militaire américaine. Au dernier pointage, le pétrole se négocie en baisse de 2,84 % à 60,25 dollars le baril.
Les craintes d’attaques augmentent alors que les États-Unis retirent leur personnel
Trump a averti l’Iran des conséquences terribles sur les décès des manifestants, mais il avait auparavant minimisé le rôle de Pahlavi dans le changement potentiel de régime. Reuters a également rapporté que les États-Unis retirent une partie de leur personnel de leurs bases au Moyen-Orient par mesure de précaution, suite aux avertissements iraniens concernant des frappes potentielles si Washington décidait d’attaquer.
Les marchés de prédiction signalent un risque d’escalade, Polymarket évaluant à 81 % la probabilité d’une attaque américaine contre l’Iran d’ici la fin du mois et à 56 % la probabilité que le guide suprême Ali Khamenei ne soit plus en poste au 30 juin, soulevant des questions sur la continuité de la République islamique.
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