L’économiste Mohamed A. El-Erian a mis en lumière l’escalade des risques mondiaux découlant d’une potentielle “mise en blocade” dans le détroit d’Hormuz, alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran menacent de perturber des flux d’énergie critiques.
L’Iran risque de perdre des revenus
El-Erian a fait remarquer sur le réseau social X lundi que l’Iran lui-même est au centre des retombées. Une perturbation complète pourrait réduire ses revenus à l’exportation de pétrole et éliminer les revenus générés par les “péages” informels facturés aux quelques navires autorisés à passer par le détroit d’Hormuz.
Les importateurs sous pression
Les pays comme la Chine et le Pakistan, qui avaient réussi à sécuriser des flux limités de pétrole, pourraient être confrontés à des contraintes d’approvisionnement plus strictes, ce qui soulève des inquiétudes en matière de sécurité énergétique.
Risque de montée du conflit cinétique entre les États-Unis et l’Iran
Les États-Unis pourraient également faire face à un risque alors qu’ils se sont engagés à déployer des ressources militaires supplémentaires pour faire respecter une contre-blocade. El-Erian a averti que cela augmente la probabilité d’un conflit cinétique direct, ce qui pourrait faire monter les tensions géopolitiques dans la région.
Impact sur l’économie mondiale
Le détroit d’Hormuz représente une part importante des expéditions mondiales de pétrole. El-Erian a également souligné les conséquences économiques plus larges, en avertissant que les perturbations dans le détroit d’Hormuz pourraient déclencher une nouvelle hausse des prix de l’énergie et des intrants industriels clés tels que l’hélium et les engrais.
El-Erian a résumé ainsi : “Les entreprises, les pays et les ménages du monde entier doivent faire face au fardeau de ce qui est susceptible d’être une nouvelle hausse du prix de l’énergie, de l’hélium, des engrais, etc. “
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