Dans le cadre de sa volonté de réduire sa dépendance à l’égard de la Chine pour ses minéraux de terres rares, le Japon et les États-Unis ont convenu d’examiner la possibilité d’exploiter les terres rares à proximité de l’île Minamitori dans le Pacifique, selon un rapport.
Le Japon va effectuer un test de faisabilité pour l’extraction minérale
La Première ministre Sanae Takaichi a annoncé jeudi que son pays et les États-Unis allaient collaborer à une étude en vue d’une éventuelle exploitation de minéraux de terres rares autour de l’île Minamitori, selon un rapport de Reuters, d’après une session parlementaire. L’île se trouve à environ 1 900 kilomètres (1 180 miles) de distance.
“Nous examinerons des moyens spécifiques de promouvoir la coopération entre le Japon et les États-Unis sur le développement des terres rares … autour de l’île Minamitori”, a déclaré Takaichi.
Lors d’une visite récente à Tokyo, le président Donald Trump et Takaichi ont signé un accord-cadre visant à garantir l’approvisionnement en terres rares, faisant du co-développement des minéraux de terres rares un sujet clé des discussions.
Takaichi a déclaré que d’importants gisements de boue riche en éléments de terres rares avaient été trouvés près de l’île Minamitori. Le Japon prévoit de réaliser des tests en janvier afin d’évaluer la faisabilité de l’extraction du matériau à une profondeur d’environ 6 000 mètres.
Les États-Unis intensifient leurs efforts pour resserrer leur emprise sur les terres rares
La décision du Japon et des États-Unis d’explorer l’exploitation des terres rares dans le Pacifique s’inscrit dans une série d’efforts mondiaux visant à réduire la dépendance à l’égard de la Chine pour ces minéraux essentiels.
Cette coentreprise fait suite à une série de mouvements stratégiques de part et d’autre visant à réduire la domination de la Chine dans le secteur des terres rares. En juin, le Japon a proposé aux États-Unis un programme de coopération visant les chaînes d’approvisionnement en terres rares chinoises et en gaz naturel liquéfié (GNL) américain, tous deux affectés par les tensions actuelles entre les États-Unis et la Chine.
Par ailleurs, les États-Unis ont également pris des mesures pour réduire la domination de la Chine sur le marché des terres rares. Plus tôt ce mois-ci, l’administration Trump et des investisseurs privés ont injecté 1,4 milliard de dollars dans des startups de l’aimant de terres rares afin de contrer le monopole que détient la Chine dans ce secteur.
En octobre, Trump a signé un $8,5 milliards d’accord avec l’Australie afin d’assurer l’avenir des chaînes d’approvisionnement mondiales en minéraux essentiels et de renforcer la coopération en matière de défense.
De plus, dans le cadre d’un accord commercial plus large, la Chine a accepté de lever ses restrictions à l’exportation de minéraux de terres rares, comme l’a révélé la Maison-Blanche. Cette mesure a effectivement annulé les restrictions que la Chine avait mises en place en octobre 2022 et en avril 2025. Les États-Unis ont également choisi de suspendre les droits de douane proposés à hauteur de 100 % et de reporter d’un an d’autres droits de douane sur les produits chinois.
A LIRE AUSSI :
Image via Shutterstock
Avertissement : Ce contenu a été partiellement produit à l’aide d’outils d’IA. Il a ensuite été relu et publié par les éditeurs de Benzinga.
