Le président Donald Trump a demandé à plafonner pendant un an les taux d’intérêt des cartes de crédit à 10 %, estimant que le public américain se fait « arnaquer ». Cette proposition a suscité des critiques des deux camps politiques, le sénateur Bernie Sanders (I-Vt.) la qualifiant d’« inacceptable ».
Trump a annoncé que ce plafond entrerait en vigueur le 20 janvier dans un post publié vendredi sur son compte Truth Social.

Le plan de Trump manque cependant de détails quant à sa mise en œuvre et à son application.
La question des taux d’intérêt élevés pratiqués par les cartes de crédit est une préoccupation de longue date, notamment parce que la majorité des Américains ne disposent pas de suffisamment d’économies d’urgence. Le manque de sécurité financière, combiné à ces taux d’intérêt élevés, a mis de nombreux ménages à rude épreuve.
Cela est également devenu un handicap politique pour Trump et les Républicains. Le président a blâmé son prédécesseur, l’ancien président Joe Biden, pour les taux élevés pratiqués sur les cartes de crédit.
Sanders qualifie le plafond d’« inacceptable »
Sanders, un ancien candidat à la présidentielle, a critiqué cette initiative, affirmant qu’elle va à l’encontre de l’engagement antérieur de Trump visant à freiner Wall Street et à imposer un plafond de 10 % sur les taux d’intérêt.
Plus tôt, suite à la réélection de Donald Trump fin 2024, Sanders avait approuvé la proposition de Trump visant à plafonner les taux d’intérêt des cartes de crédit à 10 %, et déclaré qu’il avait l’intention de présenter un projet de loi soutenant cette mesure.
Sanders a également souligné les bénéfices importants que les grandes banques ont faits sous les nouvelles règles, citant l’augmentation de la richesse de Jamie Dimon, directeur général de JPMorgan (NYSE:JPM), de 770 millions de dollars en 2025.
Il a écrit sur X, « L’année dernière, le directeur général de JPMorgan Jamie Dimon a gagné 770 millions de dollars. Inacceptable. »
La sénatrice Elizabeth Warren, membre de la commission bancaire du Sénat, a déclaré que les promesses de plafonnement des taux des cartes de crédit de Trump n’étaient que du vent, elle a critiqué ses actions au sein du CFPB et l’a traité d’imposteur, ignorant la question du caractère abordable des cartes de crédit.
Ackman met en garde contre les risques pour les consommateurs
Le gestionnaire milliardaire de fonds spéculatifs Bill Ackman a également critiqué la décision du président Trump, la qualifiant d’erreur et signalant son désaccord avec la démarche de l’administration.
Il a averti que si les prêteurs par carte de crédit ne peuvent pas facturer des taux suffisamment élevés pour couvrir leurs pertes et réaliser un rendement raisonnable, ils annuleront les cartes de crédit de millions de consommateurs, ce qui forcera ces derniers à se tourner vers les usuriers qui appliqueront des taux plus élevés et des conditions pires qu’auparavant.
Photo : Shutterstock
Avertissement : Ce contenu a été partiellement produit à l’aide d’outils d’IA. Il a été examiné et publié par les rédacteurs de Benzinga.
