Dans le cadre de sa lutte contre l’importation de biens produits par le biais d’un travail forcé, l’administration Trump a proposé d’imposer des tarifs douaniers supplémentaires sur les importations en provenance de 60 pays.
Mardi, le bureau du représentant américain au commerce (USTR) a suggéré d’imposer des droits de douane supplémentaires de 10 % ou 12,5 % sur les importations en provenance de ces pays. Cette mesure fait suite à une enquête sur les pratiques commerciales déloyales menée en vertu de la Section 301.
L’USTR a l’intention d’imposer des droits de douane de 10 % sur les importations provenant de 15 partenaires commerciaux, tels que l’Argentine, le Bangladesh, le Cambodge, le Canada, l’Équateur, le Salvador, l’Union européenne, le Guatemala, l’Indonésie, la Malaisie, le Mexique, le Pakistan, Taiwan et le Royaume-Uni. Les 45 autres pays faisant l’objet d’une enquête, dont la Chine et l’Inde, seront soumis à des droits de douane supplémentaires de 12,5 %.
Le représentant américain au commerce Jamieson Greer a exprimé son mécontentement face à cette situation, déclarant : « Il est inacceptable que nos partenaires commerciaux les plus importants ne prennent pas de mesures concernant l’importation de biens fabriqués par le biais d’un travail forcé ». Il a également souligné que ce scénario désavantage les travailleurs américains sur le plan de la concurrence mondiale.
La dernière proposition de l’USTR précède l’expiration, le 24 juillet, d’un tarif temporaire de 10 % imposé par l’administration Trump le 20 février. Les parties intéressées doivent demander à témoigner et soumettre des résumés de témoignages d’ici le 22 juin 2026, et des commentaires écrits sont attendus pour le 6 juillet, avant les auditions de l’USTR le 7 juillet.
Cette décision fait suite à la réduction des tarifs sur certaines importations d’acier, d’aluminium et de cuivre par l’administration Trump afin de stimuler la fabrication américaine. Mardi, l’USTR a également proposé un mécanisme d’importation textile qui permettrait à un volume limité de vêtements et de produits textiles d’entrer aux États-Unis à des tarifs douaniers réduits. Cependant, aucun quota ni niveau de droits de douane n’a été communiqué.
Les menaces tarifaires assombrissent la diplomatie commerciale
Notamment, la nouvelle proposition tarifaire fait suite à un accord conclu entre les États-Unis et la Chine visant à accroître le commerce agricole par le biais de réductions tarifaires sur certains produits et des efforts visant à supprimer les barrières non tarifaires et à résoudre les problèmes d’accès au marché. L’accord a été conclu à la suite des discussions entre le président Donald Trump et le président chinois Xi Jinping lors du sommet de Pékin le mois dernier et lors d’une brève rencontre entre les deux dirigeants en Corée du Sud en octobre.
Par ailleurs, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a rencontré le Premier ministre indien Narendra Modi et le ministre des Affaires étrangères S. Jaishankar à New Delhi en mai. Rubio a décrit l’Inde comme un « partenaire stratégique important » et a déclaré avoir bon espoir que Washington et New Delhi pourront bientôt relancer et finaliser un accord commercial tant attendu qui s’était enlisé au milieu de différends tarifaires.
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