Le secteur des entreprises américaines connaît une forte hausse de ses bénéfices, avec un taux de croissance atteignant un sommet sur quatre ans, en dépit des inquiétudes liées à la guerre commerciale initiée par le président Donald Trump.
Le taux de croissance des bénéfices le plus élevé depuis 2021
La médiane de la croissance des bénéfices d’une année sur l’autre dans l’indice Russell 3000, qui sert de référence pour l’ensemble du marché boursier américain, s’est établie à 11 % au troisième trimestre. Il s’agit d’une hausse substantielle par rapport à la croissance de 6 % observée au cours des trois mois précédents, a rapporté le Financial Times samedi.
Cela marque le taux de croissance le plus fort depuis le troisième trimestre de 2021. Malgré les inquiétudes concernant les effets de la guerre commerciale, six des 11 secteurs du S&P 500 ont enregistré une croissance moyenne positive des bénéfices au cours des trois mois jusqu’en septembre, contre seulement deux secteurs, la finance et la technologie méga-capitalisée, au cours du trimestre précédent.
Réactions mitigées aux tarifs
Le PDG de Ford Motor Co. (NYSE: F), Jim Farley a mis en garde contre le fait que les tarifs douaniers constituent “un vent contraire de 2 milliards de dollars pour Ford”, ce qui selon lui, “limite vraiment notre investissement futur”. Parallèlement, le fabricant de jouets, JAKKS Pacific Inc. (NASDAQ:JAKK) a vu l’impact des politiques commerciales et tarifaires de Trump, qui ont un lourd impact sur ses ventes et ses marges.
En revanche, General Motors (NYSE: GM) a abaissé son objectif de tarif brut 2025 à 3,5-4,5 milliards de dollars, contre son estimation précédente de 4-5 milliards de dollars. Par ailleurs, les actions du secteur financier, JPMorgan Chase & Co. (NYSE:JPM), Goldman Sachs Group Inc. (NYSE:GS), Wells Fargo & Co. (NYSE:WFC) et Citigroup Inc. (NYSE:C) ont tous dépassé les attentes de Wall Street, indiquant une persistance de la force dans les secteurs du prêt, du trading et de la banque de détail.
Dec Mullarkey, directeur général de SLC Management, a déclaré au Financial Times que les sociétés américaines avaient “trouvé des moyens” d’absorber l’impact des tarifs douaniers et a prédit que les dépenses de consommation resteraient résilientes tant que l’emploi resterait solide.
Problèmes d’évaluation pour le secteur technologique
La hausse des bénéfices est particulièrement remarquable dans le secteur de la technologie, où les entreprises mettent en œuvre l’IA et d’autres technologies pour accroître leur efficacité. Cependant, ce changement a également conduit à des pertes d’emplois, comme on l’a vu lors des licenciements récents par Amazon (NASDAQ:AMZN), Meta (NASDAQ:META) et Salesforce (NYSE:CRM).
Par ailleurs, la flambée des bénéfices a suscité des inquiétudes quant à une éventuelle bulle sur les actions de l’IA, les investisseurs s’interrogeant sur la durabilité des valorisations actuelles. Cela s’est reflété dans les récents mouvements du marché, notamment dans un ventes d’actions liées à la tech et à l’IA malgré de solides rapports sur les bénéfices.
Malgré la flambée actuelle, des avertissements ont également été émis concernant une éventuelle correction du marché au cours des deux prochaines années, les PDG de Goldman Sachs et Morgan Stanley conseillant aux investisseurs de se préparer à un recul potentiel de 10 à 20 % sur les marchés boursiers.
Mouvement des prix
Au cours des six derniers mois, le SPDR S&P 500 ETF Trust (NYSE:SPY) et l’Invesco QQQ Trust ETF (NASDAQ:QQQ), qui suivent respectivement les indices S&P 500 et Nasdaq 100, ont progressé de 15,09 % et 20,06 %, selon les données de Benzinga Pro.
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Avertissement : Ce contenu a été partiellement produit à l’aide d’outils d’IA et a été examiné et publié par les éditeurs de Benzinga.