Malgré les tensions commerciales persistantes entre les États-Unis et le Canada, les investisseurs canadiens ont investi une somme record dans les marchés américains.
Les investissements canadiens aux États-Unis atteignent un sommet historique en 2025
En 2025, la vague d’investissements en provenance du Canada vers les États-Unis a atteint un sommet historique, malgré les différends commerciaux en cours entre les deux pays. Les investisseurs canadiens ont investi 59,9 milliards de dollars canadiens (43,3 milliards de dollars américains) dans des actions et des obligations américaines de janvier à mai, selon les données des marchés financiers de la Banque Nationale du Canada. Il s’agit du plus gros investissement en titres américains enregistré par des investisseurs canadiens sur une période allant de janvier à mai depuis au moins 1990, a rapporté Fortune.
Dans le même temps, les investissements étrangers dans les titres canadiens ont chuté de 13 milliards de dollars au cours des cinq premiers mois de l’année. Warren Lovely, directeur général de National Bank Financial, a fait remarquer que le sentiment “Acheter canadien” ne semble pas s’appliquer aux portefeuilles d’investissement, les investisseurs canadiens augmentant de manière significative leurs avoirs en titres américains.
VOIR AUSSI : Le licenciement de Lisa Cook par Trump pourrait lui donner une majorité rare au FOMC
La campagne “Acheter canadien” affecte les secteurs américains de l’alcool et du tourisme
Le boycott des produits américains et l’appel à l’achat canadien ont eu un impact considérable sur les industries américaines des spiritueux et du tourisme.
Au cours du premier semestre 2025, les exportations d’alcool des États-Unis vers le Canada ont chuté de plus de 60 %, entraînant des centaines de millions de dollars de pertes pour les spiritueux et les vins américains, impactant même des géants tels que Constellation Brands Inc. (NYSE:STZ) et Molson Coors Beverage Co. (NYSE:TAP)
Par ailleurs, fin mars, Air Canada a annoncé que ses réservations pour des villes américaines avaient diminué de 10 % par rapport à la même période des années précédentes.
Moshe Lander, un ancien économiste principal pour le gouvernement de l’Alberta, a déclaré à Fortune que la décision d’investir dans des entreprises américaines et le désir de boycotter les entreprises américaines ont des objectifs différents. Il a souligné que le boycott est une réponse plus émotionnelle, tandis que les décisions d’investissement sont motivées par des considérations pratiques et le désir de diversification.
Cependant, Lander a déclaré que le mouvement “Acheter canadien” s’estomperait bientôt car il devient “insoutenable” pour l’économie canadienne.
Carney réduit les tarifs après un appel de Trump
Cette hausse des investissements canadiens dans les marchés américains s’inscrit dans un contexte de relations commerciales tendues entre les deux pays.
Plus tôt cette semaine, le Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé une réduction des droits de douane de rétorsion sur les marchandises américaines conformément à l’accord de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique (AEUMC), à la suite d’un appel téléphonique avec le président Donald Trump. Washington a salué cette initiative en la qualifiant de “longtemps attendue”. Notamment, les taxes sur les voitures, l’acier et l’aluminium resteraient en place.
Avant cela, en juillet, Trump et Carney avaient accepté d’examiner un accord commercial potentiel après que les États-Unis aient imposé un droit de douane de 35 % sur les marchandises non issues de l’AEUMC. Les discussions en cours et le potentiel de réduction des tarifs pourraient être des facteurs contributifs à l’intérêt continu des investisseurs canadiens pour les marchés américains.
Action des prix : Le SPDR S&P 500 ETF Trust (NYSE:SPY) et Invesco QQQ Trust ETF (NASDAQ:QQQ), qui suivent respectivement l’indice S&P 500 et l’indice Nasdaq 100, ont bondi de 10,35 % et 12,23 %, selon les données de Benzinga Pro.
EN SAVOIR PLUS :
Image via Shutterstock
Avertissement : Ce contenu a été partiellement produit avec l’aide d’outils d’IA et a été examiné et publié par les rédacteurs de Benzinga.